Le langage ou la techno qui marquera 2026 est... RÉPONDEUR #10

Saison 2 • Épisode 20 21:28

Vous êtes bien sur le répondeur de Human Coders.

Dans cet épisode, on se projette en 2026 : quelle techno, quel langage va vraiment marquer nos métiers ? Des devs d'horizons diverses partagent leurs paris et leurs retours d’expérience : l’écosystème Kotlin et le multiplateforme, la documentation versionnée (Typst) épaulée par les LLM, la collecte de données côté serveur, l’essor des agents IA… et, surtout, le retour en force du craft, de l’éthique et de la simplicité.

Entre anecdotes de prod et signaux venus de la formation, on fait le tri entre hype et tendance de fond. Alors, qu’est-ce qui fera vraiment la différence en 2026 dans ton secteur ?

•• TIMECODES ••

00:01:33:04 Edouard Ouvrard
00:03:43:03 Nicolas Méo
00:06:21:12 Hafsa El Maizi
00:09:38:18 David Smilovitz
00:14:30:00 Daouda Diop
00:16:25:18 Camille Roux

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•• GUESTS ••

Edouard Ouvrard, Développeur d'applications mobiles pour Playmoweb
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Nicolas Méo, Formateur Tests avec C++ pour Human Coders
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Hafsa El Maizi, Ingénieur en développement de logiciels chez Shodo
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David Smilovitz, Co-fondateur de Hera Dots et Formateur Google Analytics et Google Tag Manager pour Human Coders
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Daouda Diop, Formateur Big Data, notamment dans les technos Spark, Python et Hadoop pour Human Coders
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Camille Roux, Directeur Associé de Human Coders
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Sommaire de l'épisode
00:01:33 04 Edouard Ouvrard
00:03:43 03 Nicolas Méo
00:06:21 12 Hafsa El Maizi
00:09:38 18 David Smilovitz
00:14:30 00 Daouda Diop
00:16:25 18 Camille Roux
Transcription de l'épisode

Matthieu Segret : Bonjour à toutes et à tous ! Je suis Matthieu et vous êtes bien sur le répondeur des Human Coders. Je suis content d'être avec vous pour cette nouvelle édition de ce podcast où l'on va parler de techno, de pratiques de développement ou de sujets plus généraux, mais toujours en lien avec l'informatique.

Le concept de ce podcast est assez simple : dans chaque épisode, je vous pose une question et vous pouvez me répondre par vocal. Depuis quelques années, je vois des technos, des outils, des langages gagner du terrain selon les domaines. Par exemple, Kubernetes et Terraform côté DevOps, Next.js côté Front-End, ou encore Rust et Go pour les langages.

À titre personnel, je me suis toujours intéressé aux tendances de fond qui transforment nos métiers. Sans céder à la hype du dernier framework à la mode, je suis curieux de connaître ce qui fera la différence en 2026. Certaines technos se renforcent, d'autres émergent, et ce n'est pas simple à prévoir. Une techno peut résoudre un vrai problème sans être adoptée massivement. La transition, la maturité, la documentation, la communauté, la facilité de se former ou de recruter... tout ça compte vraiment dans son adoption.

Alors faisons un peu de prospective. Selon toi, quelle est la techno ou le langage qui devrait marquer l'année 2026 dans ton secteur ? Pourquoi celle-ci et pas une autre ? Quels sont, d'après toi, ses points forts et ses points faibles ? Est-ce que tu as une anecdote ou une expérience sympa à nous raconter sur ce sujet ? Vous êtes bien sur le répondeur des Human Coders, laissez-nous un message après le bip.

L'écosystème Kotlin et le multiplateforme

Edouard Ouvrard : Salut Matthieu, c'est Edouard de Playmoweb. Je suis directeur technique et cofondateur de cette agence de développement de logiciels. Pour la petite histoire, je ne suis plus l'organisateur des Human Talks à Angers, mais c'est moi qui les ai importés il y a quelques années maintenant.

Pour moi, en 2026, je pense que tout le monde devrait regarder du côté de Kotlin pour le langage et de Kotlin Multiplatform pour la techno. Pour nous, développeurs mobiles à la base, Kotlin a vraiment changé beaucoup de choses quand Google l'a mis en avant pour développer les applications Android. Un peu plus tard, JetBrains, les créateurs du langage Kotlin, nous ont proposé la techno Kotlin Multiplatform avec comme promesse de partager assez simplement du code entre Android et iOS. On n'a pas hésité, ça fait maintenant à peu près cinq ans qu'on utilise cette techno. L'intégration des API natives de chaque plateforme est directement disponible et, en gros, on ajoute notre librairie commune et on peut partager le code assez facilement.

En 2025, on écrit même carrément les interfaces utilisateur avec Kotlin grâce à Compose, un framework d'abord pour Android fait par Google. Un peu plus tard, JetBrains arrive avec Compose Multiplatform, ce qui nous permet maintenant aussi de partager les vues entre les plateformes iOS, desktop, web... On peut vraiment mixer les vues communes et les vues natives, c'est vraiment très agréable. En gros, pour nous, c'est cet écosystème qui est le meilleur pour faire du multiplateforme en 2025.

Et ça ne s'arrête pas forcément au côté client. On développe aussi maintenant nos API en Kotlin. Toute la partie serveur tourne donc sur la JVM, mais on a aussi quelques binaires qui sont compilés en Kotlin Native et qui n'ont pas besoin de la JVM pour s'exécuter. C'est un simple binaire qu'on peut déployer et exécuter sur les serveurs. Donc pour moi, l'année 2026, ce sera encore et toujours plus l'année de Kotlin.

La documentation industrielle avec Typst et les LLM

Nicolas Méo : Hello Matthieu, c'est Nicolas, développeur C++ depuis presque 10 ans et je travaille principalement pour de grosses industries. Je voulais te parler aujourd'hui d'une techno qui, à mon avis, va faire parler en 2026 : il s'agit de Typst. C'est un langage qui émerge un peu pour produire de la documentation, un peu comme le LaTeX ou le Markdown.

Tu vois, l'un des enjeux des gros industriels avec qui je travaille, notamment dans des domaines comme le nucléaire ou le médical par exemple, c'est la documentation des solutions. En fait, elle est centrale dans le produit parce qu'elle permet la validation des solutions auprès des organismes comme par exemple l'ASN ou la FDA dans ces domaines-là. Aujourd'hui, c'est Word qui est massivement utilisé. Ça fait des gros documents difficiles à maintenir. Même si j'ai pu voir quelques exceptions de suites logicielles qui permettent de produire de la documentation, le plus souvent, ce sont de gros documents et ça coûte une fortune aux industriels à produire et à maintenir.

Je pense qu'aujourd'hui, à l'ère des IA, la documentation va de plus en plus être générée avec des LLM. Les solutions comme LaTeX ou Typst vont être mises en avant parce qu'elles vont permettre une documentation versionnée sous Git et beaucoup plus maniable et générable par des LLM. Aujourd'hui, l'intelligence artificielle peut générer la documentation à partir de ton code ou même d'une norme fournie par ton organisme de certification, mettre à jour ta base documentaire... Tu peux versionner ça avec Git et tu obtiens des documentations qui sont générées sur un hash de commit. Évidemment, aujourd'hui, il faut toujours une bonne couche de vérification, d'ajustement, parfois ça ne marche pas du tout, mais je pense qu'il y a un potentiel.

Pour revenir un peu sur Typst, c'est un langage de description de documentation. L'idée est de garder la simplicité du Markdown mais avec la puissance un peu du LaTeX. En pratique, c'est une syntaxe plus intuitive que le LaTeX, on va vraiment retrouver un peu les réflexes du Markdown. C'est une compilation ultra rapide derrière, c'est un projet Rust. On y retrouve les mêmes fonctionnalités avancées qu'on retrouve dans LaTeX avec les équations, les références, des scripts intégrés... C'est pensé pour des chercheurs, des développeurs, des équipes techniques. Typst est un projet qui est encore jeune, je pense qu'il y a encore beaucoup à faire, il n'y a pas autant de packages que sur du LaTeX, mais ça avance vite et c'est un langage qui est en train de percer. Donc voilà, mon pari sur 2026, c'est Typst pour la documentation industrielle.

Le retour au Craft et à l'éthique

Hafsa El Maizi : Hello Matthieu ! Moi c'est Hafsa El Maizi, je suis développeuse depuis près de 7 ans. Je travaille aujourd'hui en tant que développeuse backend chez Shodo et je suis aussi facilitatrice Agile.

Je pense que ma réponse ne sera probablement pas celle qu'on attend de moi, parce que je ne vais pas sortir le prochain langage à la mode ou la techno qui va créer le plus de buzz en 2026. Ce n'est pas ce qui m'interpelle aujourd'hui. Je viens du monde Java, j'ai fait du Java pendant des années pour des applications backend, des systèmes stables, scalables... bref, des trucs pas forcément très tendance mais solides. J'ai vu passer des vagues, des cycles d'adoption, des coups de cœur et pas mal de désillusions aussi.

Avec le recul, ce que je vois émerger pour 2026, ce n'est pas une techno en particulier. C'est plus un changement de posture dans la façon dont on pratique ce métier. Pour moi, en 2026, ce qui fera la différence, ce n'est pas ce que tu codes, mais comment tu le codes et surtout avec qui tu le fais, dans quelles conditions et avec quel sens derrière. Je le vois aujourd'hui dans mes équipes, autour de moi. On sort petit à petit de cette fascination pour la complexité technique et on commence à valoriser autre chose : des profils capables de jongler entre la technique, l'expérience utilisateur, la sécurité, la soutenabilité, l'accessibilité, l'impact social. C'est plus que de la polyvalence pour moi, c'est de la lucidité métier. On est en train de devenir des développeurs et développeuses capables de voir large, de dialoguer avec d'autres expertises et de prendre du recul.

En parallèle, il y a un vrai retour aux fondamentaux du Craft aussi. On a cru à un moment que la vitesse suffisait, mais on voit aujourd'hui que produire vite ne suffit plus. L'IA peut générer du code en quelques secondes, mais est-ce que ce code est lisible ? Est-ce qu'il est maintenable, sécurisé, documenté, accessible ? Ce n'est pas toujours le cas. C'est là que nous, développeurs et développeuses, on reprend toute notre valeur : pas pour juste produire du code, mais pour le penser, l'architecturer, le simplifier, le challenger et surtout le rendre compréhensible par d'autres humains.

Pour ça, les bonnes pratiques comme le Clean Code, les revues exigeantes, le refus de sur-complexifier, la gestion de la dette technique... tout ça revient en force comme une protection face à la génération automatisée, au code qu'on pousse sans réfléchir mais aussi à des solutions qui parfois sont un peu bricolées et qui explosent plus tard en prod.

Il y a aussi autre chose qui moi me parle beaucoup, c'est cette vibe autour du code éthique, du code durable et conscient, qui part d'une question simple : qu'est-ce qu'on construit et pour qui ? Ce n'est pas parce qu'on peut créer vite et déployer souvent qu'on pense assez à ceux qui vont maintenir ou subir ce qu'on a développé, et aussi aux utilisateurs qui vont vivre avec notre produit au quotidien.

Donc si je devais répondre franchement à la question "quelle techno va marquer 2026 ?", je dirais que ce ne sera probablement pas un langage. Ce sera une manière d'être, une posture : celle du développeur ou de la développeuse qui code avec soin, qui assume la responsabilité de ce qu'il ou elle met en production, qui sait bosser avec les autres et pour les autres, et qui refuse de dissocier performance et sens. C'est ça pour moi le futur de la tech en 2026, mais pas que.

La collecte de données côté serveur (Server-Side)

David Smilovitz : Salut Matthieu ! C'est David Smilovitz, le formateur Google Tag Manager et Google Analytics chez Human Coders. Tu m'as demandé quelle était selon moi la techno la plus importante qui devait marquer 2026 dans mon secteur. À l'heure où l'on trouve de plus en plus d'outils au sein des entreprises, j'ai décidé de te parler de la collecte côté serveur.

Pourquoi la collecte côté serveur s'impose ? Lorsqu'on crée une application ou un site, il y a une fonction qui est fondamentale mais qui est rarement visible pour l'utilisateur : la collecte de données. C'est cette data qui permet de comprendre le parcours utilisateur, d'adapter les campagnes, de segmenter et d'optimiser l'activation et la conversion. Historiquement, cette collecte était déléguée au navigateur. Mais avec le durcissement des politiques de privacy, l'arrivée massive des adblockers et la fragmentation de l'écosystème, cette méthode a vite montré ses limites. Résultat : la collecte côté serveur n'est pas juste une tendance, c'est devenu le pilier du tracking moderne.

Concrètement, dans une collecte côté serveur, on ajoute un intermédiaire. Cet intermédiaire est un serveur dédié qui recevra les données du navigateur et qui pourra être contrôlé par l'entreprise pour écrire des cookies, pour dispatcher aussi la donnée, le tout aux différentes solutions. Tu as de meilleures performances sur ton site parce que tu as moins d'outils tiers qui sont appelés, et c'est d'ailleurs plus sécurisant pour les mêmes raisons. Avec cette infrastructure, tu redeviens maître de ta data.

Au niveau de la mise en place concrète, du code à l'orchestration TMS (Tag Management System), comment ça se passe ? Traditionnellement, on pourrait imaginer développer en Python, PHP ou Java des scripts sur mesure pour transférer les données de serveur à serveur. Mais ce type d'approche atteint vite ses limites face à la montée en charge du trafic et à la diversification des sources. Aujourd'hui, la tendance est clairement aux solutions qu'on appelle TMS et à leur version server-side. Ce sont des plateformes qui automatisent la collecte et l'envoi de données tout en offrant une orchestration centralisée et évolutive. Ces outils s'appuient sur un serveur dédié et ils sont pensés pour fonctionner comme si le serveur mis à disposition était réellement le tien.

C'est d'ailleurs exactement ce que proposent des outils comme Addingwell, une super solution française avec qui je suis partenaire. Il y a aussi Stape qui est une solution qu'on va plutôt retrouver à l'international, ou encore TagCommander qui est français aussi et qui a été assez précurseur sur l'aspect server-side. En tout cas, avec tous ces outils, le marketeur bénéficie de tous les avantages du cloud mais avec une gestion qui donne l'illusion de maîtriser lui-même l'environnement technique.

Évoquons maintenant les différents cas d'usage avancés possibles avec le server-side. Le premier serait le pilotage à la marge des campagnes publicitaires. Imaginons que mon site génère des ventes grâce à différents produits. Chaque produit a ses propres conditions de vente. Mon site va donc se rétribuer avec plus ou moins de marge selon les produits vendus. Cette information de marge est déterminante pour piloter mes campagnes et calculer le retour sur investissement (ROI). D'un autre côté, la notion de marge peut difficilement être trackée au niveau du navigateur car elle serait visible par tous. C'est là que le server-side rentre en jeu car quand il reçoit l'information d'une vente, il peut en temps réel aller chercher la marge réalisée sur chaque produit et l'utiliser pour calculer le gain final de la vente, puis l'envoyer aux différentes solutions de campagne.

Un autre cas d'usage serait le monitoring de la performance des différents tags affiliés d'un site mobile. Si on a mis en place GTM Server-side, on peut facilement monitorer l'envoi des informations aux affiliés via le tag et aussi le temps de réponse de celui-ci. Ici, le server-side permet surtout de s'assurer de la performance d'un tracking sur le temps de chargement du site.

Au final, on se rend compte que la collecte côté serveur est une étape indispensable pour tout projet digital ambitieux. En 2026, ignorer le server-side, c'est accepter de perdre en fiabilité, en insights et en performance. Mettre en place un TMS server-side bien configuré et connecté à tous les points critiques de l'écosystème, c'est garantir à la fois précision du tracking, respect du privacy et scalabilité. C'est le premier chantier à lancer lors d'une refonte et c'est exactement ce que j'enseigne dans mes formations chez Human Coders.

L'essor des frameworks d'agents IA

Daouda Diop : Salut Matthieu ! C'est Daouda, formateur Big Data chez Human Coders. Tu m'as demandé ce qui, selon moi, allait marquer l'année 2026.

En 2026, franchement, je ne pense pas que ce sera un nouveau langage révolutionnaire, ni même un modèle de plus avec mille milliards de paramètres, car je pense qu'on est déjà assez saturé. Ce qui va vraiment marquer l'année, c'est moins la techno elle-même que ce qu'on en fait. Je mise sur l'écosystème Python mais avec une couche "agentique" mature.

Par exemple, aujourd'hui, on a des modèles, des API, des librairies, mais on passe encore du temps à tout câbler à la main. En 2026, je vois l'émergence de frameworks d'agents IA robustes et spécialisés qui vont devenir notre nouveau stack technique. Imagine : au lieu de pondre du code ETL complexe, tu décris ton besoin en langage naturel à un agent qui va lui-même orchestrer des pipelines, interroger des bases, générer et exécuter du code, puis te présenter les résultats avec une analyse préliminaire. C'est le retour du langage naturel comme interface ultime, mais avec une exécution fiable et vérifiée.

Techniquement, ça va reposer sur des bibliothèques comme CrewAI, AutoGen ou LangGraph, mais dans une version bien plus stable et "enterprise-ready". La compétence clé ne sera plus seulement de coder en Python, mais de concevoir, superviser et auditer des colonies d'agents spécialisés qui font le travail à notre place. En gros, on passe de l'artisanat du code à l'architecture de systèmes autonomes. Je pense que c'est un vrai changement de posture.

Signaux faibles et tendances issues de la formation

Camille Roux : Salut Matthieu, c'est Camille, ton associé. Je me disais qu'une des façons de répondre à cette question, ça pouvait être de regarder ce qui se passe chez nous côté formation. Pour rappel, on a un catalogue aujourd'hui d'un peu plus de 200 formations. Nos clients, ce sont plutôt des grosses boîtes. Quand les gens se forment chez nous, c'est quand même un certain signe de maturité. C'est très rare que des gens se forment alors qu'ils sont "early adopters" de la techno. C'est plutôt quand le marché devient mature et que l'entreprise décide de former des équipes pour lancer des projets.

Du coup, avec ce panel de formations, on arrive quand même à déceler des tendances. La tendance la plus évidente, c'est autour de l'IA, vous vous en doutez. Là, il y a deux choses qui sont intéressantes. La première, ce sont des technos comme LLM et RAG, où on a beaucoup de demandes. C'est très logique : les gens veulent intégrer ce genre de technos dans leurs applications.

Côté IA aussi, on peut noter une explosion des formations pour migrer vers le développement avec de l'IA. Donc avec des formations comme "L'IA pour les devs" ou encore l'utilisation d'outils comme Cursor et Claude. Là aussi, grosse accélération de ce côté-là. C'est très logique parce que ça concerne l'intégralité des développeurs. Le changement est massif, ça touche vraiment les grosses boîtes maintenant. C'est une question qu'on retrouve partout : est-ce qu'on migre vers le développement avec l'IA ? Quelles licences on prend ? Quel contexte on met ? Comment on régule ça au niveau de l'entreprise ? Il y a un gros sujet et on accompagne beaucoup d'entreprises sur cette transition.

Il n'y a pas que l'IA dans la vie. On peut remarquer aussi encore une bonne augmentation de Python, que ce soit le langage ou pour des applications plutôt dans la Data Science par exemple. On remarque une augmentation chez Rust, qui devient vraiment un langage très tendance ces dernières années et qui commence là aussi à rentrer carrément dans les entreprises. On a toujours une bonne présence de TypeScript. On a noté une augmentation de Flutter.

À l'inverse, on a remarqué des baisses côté React, côté Angular, côté Vue.js. Parallèlement, on voit des montées de Next.js par exemple. Je pense qu'il y a des transitions, soit des marchés qui deviennent assez matures où il y a déjà beaucoup de développeurs formés, soit des évolutions vers de nouveaux frameworks.

Enfin, on a aussi une belle augmentation des formations sur le Hacking et la Sécurité. La cybersécurité, c'est un sujet extrêmement important aujourd'hui et on le constate chez nos clients. On développe fortement le catalogue sur ces sujets-là.

Voilà un petit peu ce que je peux vous dire. Ce ne sont pas des technos qui viennent juste de monter, c'est plutôt un signe de maturité chez les grandes boîtes qui commencent à les intégrer et à former des équipes entières. J'espère que ça pourra éclairer vos choix pour les années futures.

Matthieu Segret : Hello, c'est de nouveau Matthieu. Merci encore pour vos messages. J'espère que vous avez eu autant de plaisir que moi à les écouter. Si vous avez aimé ce podcast, n'hésitez pas à liker ou à nous suivre sur Spotify ou Apple Podcasts. Nous construisons ce podcast avec vous, donc n'hésitez pas à nous proposer des idées pour les prochains sujets ou encore à participer aux prochains épisodes sur humancoders.com/podcast. D'ici là, prenez soin de vous et je vous dis à bientôt dans un prochain épisode !

Informations sur l'épisode
Date de publication
Saison
2
Épisode
20
Durée
21:28
Formateur·rice·s
Série
Human Coders Podcast